Droits des salariés

Comment le CSE peut-il favoriser le bien-être au travail ?

Par Agnès Redon | le | Qvt, bien-être, pénibilité

Que l’on parle de qualité de vie au travail (QVT), de bien-être ou de santé au travail, quel rôle le CSE peut-il jouer ?

Comment le CSE peut-il favoriser le bien-être au travail ?
Comment le CSE peut-il favoriser le bien-être au travail ?

Le CSE est une des instances privilégiées pour favoriser et maintenir le dialogue social entre les salariés et l’employeur. Ainsi, au-delà de la mission sociale et culturelle du CSE, les questions relatives à l’équilibre vie privée vie professionnelle, la parentalité, le télétravail ou le droit à la déconnexion sont devenues incontournables, surtout en cette période de crise sanitaire.

Bien-être par la santé au travail

Cela peut aussi passer par la réalisation d’un diagnostic social, sous l’angle de la QVT, qui peut s’appuyer sur la base de données économique et sociale (BDES), le document unique (DUERP) ou le bilan social. En effet, le bien-être passe déjà par la santé au travail. L’analyse des risques étant une des prérogatives du CSE, il participe à l'élaboration et à l’actualisation du DUERP. Il s’agit dans ce document d'échanger sur les conditions de travail, enrichir la politique de prévention et ainsi le bien-être au travail. L'évaluation des risques, au moins une fois par an, notamment dans le cas d’une réorganisation, permet d’identifier les actions prioritaires à mener. Il s’agit par exemple d’identifier les risques liés à la manutention, les risques psychosociaux etc.

Une capacité d’action toutefois « limitée »

Pour Sébastien Crozier, Président CFE-CGC Orange, les actions du CSE en matière d’amélioration du bien-être restent toutefois « limitées ». Dans le cas précis d’Orange, elles peuvent se décliner autour des axes suivants :

  • « Rendre du pouvoir d’achat (2200 euros de budget par an par personne chez Orange répartis également entre :
    • ASC traditionnelles et restauration) aux plus fragiles en ayant une politique redistributive (sans contribution du salarié),
    • une gestion rigoureuse (moins de 2 % de frais de gestion pour les CSE à majorité CFE-CGC contre 30 % chez les autres à Orange) », selon Sébastien Crozier ;
  • « Organiser des activités collectives : soutien aux associations sportives locales, événements de Noël, etc…
  • Permettre aux individus de mieux gérer leur temps au travail : titres Restaurant pour la liberté de choix pour déjeuner, budgets pour les crèches et les vacances enfants permettant aux parents de retrouver du temps de respiration. »

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