Convention collective de la métallurgie : l’UIMM condamnée, un recalcul des salaires minimums prévu
L’UIMM, organisation patronale de la métallurgie, est condamnée pour une « exécution déloyale » de l’article 140 de la convention collective unique en vigueur dans la branche depuis 2024.
« 5 000 € à titre de dommages et intérêts »
L’UIMM, ainsi que ses branches locales UIMM Picardie et GIM, sont condamnées à verser aux organisations syndicales plaignantes, la CFDT, la CFE-CGC et FO Métaux, « la somme de 5 000 € chacune à titre de dommages et intérêts ».
- « Cette décision ouvre la voie à un recalcul des salaires minimums hiérarchiques pour des milliers de salariés du secteur. Depuis des mois, la FGMM-CFDT dénonce l’interprétation absurde de l’UIMM qui veut noyer les primes liées à l’organisation du travail dans le salaire minimum. Les primes sur l’organisation du travail ne doivent pas rentrer dans le calcul du salaire minimum », selon la FGMM-CFDT.
« L’UIMM prend acte de la décision du tribunal judiciaire de Paris et se réserve le droit d’étudier les suites juridiques à donner », indique l’organisation patronale.
« L’UIMM rappelle que la nouvelle convention collective nationale de la métallurgie, entrée en vigueur en 2024, est l’aboutissement d’une démarche de dialogue social ambitieuse et inédite, visant à moderniser le dispositif conventionnel de la branche, afin de créer un modèle social en adéquation avec l’industrie et les nouvelles attentes des entreprises et des salariés. Après plus de cinq ans de discussions constructives, la nouvelle convention avait été signée le 07/02/2022 par trois des quatre organisations représentatives de la branche. »