Droits des salariés

Retour de congé maternité : « Rendre obligatoire un suivi des trajectoires professionnelles » (HCE)

  • Le
  • Qvct et santé

« Rendre obligatoire, dans les entreprises de plus de 50 salariés, un suivi des trajectoires professionnelles des mères au retour du congé maternité, puis 3 ans et 10 ans après une naissance. » Telle est l’une des 45 recommandations formulées par le Haut Conseil à l’Égalité dans un rapport intitulé « Du plancher collant au plafond de mère », publié le 09/09/2026. Ce document vise à « d’alerter sur l’impact socio-économique de la maternité ».

« La maternité constitue un véritable point de bascule dans les trajectoires professionnelles et économiques. Les salariées concernées connaissent davantage de difficultés d’accès aux promotions, aux responsabilités et aux formations professionnelles : c’est la pénalité maternelle », selon le HCE.

Retour de congé maternité : « Rendre obligatoire un suivi des trajectoires professionnelles » (HCE)
Retour de congé maternité : « Rendre obligatoire un suivi des trajectoires professionnelles » (HCE)

Les recommandations du Haut Conseil à l’Égalité

Dans son rapport, le Haut Conseil à l’Égalité formule notamment les recommandations suivantes, en lien avec le monde du travail :

  • Créer un droit au répit et au relais parental, financé par la branche Famille, un crédit d’heures d’accompagnement pour les démarches administratives, la coordination familiale, l’accès aux modes de garde, le retour au travail et l’orientation vers les droits.
  • Créer un droit temporaire à l’aménagement du retour au travail après maternité (télétravail, aménagement des horaires, etc.).
  • Former les professionnels de santé, les services de prévention et de santé au travail, les RH et les managers aux réalités du post-partum.
  • Reconnaître les compétences acquises dans le travail parental et domestique, et permettre leur valorisation dans les parcours de VAE (Validation des acquis de l’expérience), de formation et de reconversion.
  • Créer un référentiel national « entreprise parent-friendly », permettant d’évaluer et de valoriser les employeurs qui favorisent la rétention, la promotion et le retour en carrière des mères et des parents.
  • Expérimenter le job sharing (partage du poste de travail) dans les postes à responsabilités, afin d’offrir une alternative au temps partiel subi et au déclassement professionnel, en l’ouvrant à l’ensemble des parents et aidants.
  • Mesurer le dividende économique de l’égalité parentale et l’intégrer aux études d’impact des réformes, afin d’évaluer leurs effets sur l’emploi des femmes, l’autonomie économique des mères et les finances publiques.
  • Évaluer les différentes réformes de congés liés à la naissance (recours des pères, partage parental, retour au travail et les trajectoires professionnelles des mères).
  • Instaurer un « mois solo du second parent » dans le congé supplémentaire de naissance, non transférable et non simultané, pris après le retour au travail du parent ayant accouché.
  • Évaluer la mise en œuvre du service public de la petite enfance à partir d’indicateurs consolidés incluant l’accès aux modes de garde, les inégalités territoriales, le coût pour les familles, la qualité d’accueil, les effets sur l’emploi des mères et l’attractivité des métiers de la petite enfance.