Télétravail : « 94 % des entreprises envisagent de maintenir leur politique en 2026 » (étude Apec)
« 94 % des entreprises envisagent de maintenir leur politique en 2026. Cependant, les cadres anticipent une évolution des modalités de gestion du télétravail (structuration, délai de prévenance, outils de gestion) : 47 % anticipent que leur entreprise revoie les modalités en 2026, sans pour autant toucher au nombre de jours autorisés », selon les données de l’étude de l’Apec sur le regard des cadres et des employeurs sur le télétravail, publiée le 12/03/2026.
« Des entreprises convaincues des bénéfices du télétravail, levier de qualité de vie et de performance pour les cadres »
Selon les données de l’Apec :
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67 % des entreprises estiment que le télétravail exerce une influence positive sur la qualité de vie au travail et 45 % sur la productivité ;
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87 % des ETI et grandes entreprises estiment qu’il permet de gagner en qualité de vie et 61 % en productivité ;
- 9 % y voit un effet négatif, 1 % dans les ETI et grandes entreprises ;
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en cas de réduction des jours de télétravail, 38 % anticipent des difficultés à recruter, 33 % une baisse d’engagement et 23 % des départs.
« Pour les cadres, le télétravail est devenu un pilier de l’identité cadre »
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74 % des cadres se déclareraient mécontents si leur entreprise réduisait le nombre de jours autorisés, et 80 % si elle le supprimait. Dans ce dernier cas, près d’un cadre sur deux envisage même de changer d’employeur.
« Au-delà du nombre de jours, c’est la flexibilité qui est en jeu : aujourd’hui, 61 % des cadres télétravailleurs peuvent ajuster leurs jours chaque semaine selon leurs missions, et 47 % le font sans validation managériale. Cette liberté d’organisation et cette flexibilité sont aujourd’hui citées comme un principal avantage du statut cadre (43 %), juste après l’intérêt des missions (51 %). Le télétravail n’est plus qu’un simple avantage : c’est devenu un pilier essentiel du statut cadre. »
« Dans une étude publiée en septembre 2025, l’Apec montrait également que pour soutenir la parentalité en entreprise, les cadres, qu’ils soient ou non parents d’enfants mineurs, plébiscitent avant tout des mesures de conciliation, en premier lieu la souplesse organisationnelle allouée notamment par le télétravail (49 %). »
« En 2025, 1 entreprise sur 10 a réduit le nombre de jours de télétravail autorisés, un mouvement qui devrait se tasser en 2026 »
Selon l’Apec :
- 9 % des entreprises indiquent avoir supprimé le télétravail ou diminué le nombre de jours de télétravail possibles pour les cadres de leur entreprise ;
- dans le détail, au-delà de quelques cas médiatisés de grandes entreprises revenant sur leur politique de télétravail, ce sont surtout des TPE et PME qui ont restreint les possibilités de télétravail (pour respectivement 8 % et 10 % d’entre elles, contre 5 % pour les ETI/GE) ;
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en parallèle, 2 % ont augmenté le nombre de jours autorisés, et surtout, 89 % des entreprises n’ont pas changé leur politique de télétravail ;
- elles sont 94 % à envisager le statu quo pour l’année 2026.
Méthode de l’enquête
Cette étude repose sur des données recueillies auprès de cadres et d’entreprises :
• une enquête en ligne réalisée auprès d’un échantillon de 2 000 cadres en décembre 2025 ;
• une enquête par téléphone auprès de 1 000 entreprises employant au moins un cadre en décembre 2025.